Le réveillon ? Il le passe avec ses amis, normal, c'est ‑pouet
pouet !‑ festif le réveiIlon, c'est le passage d'une année à une autre,
quand même, s'il ne le passe pas avec ses amis, alors...
Les grandes vacances ? Ben, il les passe avec ses amis, les
grandes vacances, c'est ‑Hilèèèè des nôôôotres !‑ festif, les grandes
vacances, c'est le passage d'une période de travail à une autre, quand
même, alors s'il ne le passe pas avec ses amis...
La chandeleur ? Alors là, la chandeleur ça se passe avec
les amis, la chandeleur, c'est normal, c'est ‑et splach ‑ le passage d'une
crêpe dans la poêle à une crêpe scotchée au plafond, la chandeleur
alors...
Alors, alors, alors il est bien gentil, notre nouvel ami,
mais si, une fois dans l'année, il était juste possible de s'embrasser
sans qu'il y ait vingt‑cinq personnes qui crient « LE BISOU ! LE BISOU !
», ça nous arrangerait bien.
Comment créer le besoin ?
Cette situation est de celles qu'on connaît quand on a
11‑12 ans, quand on n'a pas encore fait ses choix d'identité sexuelle. Le
phénomène de bande permet justement d'entretenir une sorte de lien très
asexué avec les autres. De quoi cet homme a‑t‑il peur pour avoir besoin de
se réfugier dans un groupe ? Vraisemblablement du rapport trop franc avec
l'autre. On doit alors l'aider à grandir à le sortir de son immaturité
psychique, en provoquant des tête‑à‑tête heureux, en lui faisant une
surprise, en prenant deux billets pour une destination sympa par exemple.
Mais sans en profiter pour régler ses comptes.